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Discours de nos députés Acadiens français, MM. Richard et Veniot à la Legislature

Année : 
1897
Mois : 
2
Jour : 
11
Titre de l'article : 
Discours de nos députés Acadiens français, MM. Richard et Veniot à la Legislature
Auteur : 
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Page(s) : 
2
Type d'article : 
Langue : 
Contenu de l'article : 

Discours de nos députés Acadiens français, MM. Richard et Veniot à la Legislature

Sur l’adresse, nos députés Acadiens se sont bien acquittés. Nous donnons plus bas une partie des discours de MM. Richard et Veniot.

M. Richard dit qu’il ne faisait que reconnaître le sentiment de la population française de cette province quand il disait que le défunt gouverneur Fraser possédait l’estime de toutes les classes de la population.

Le chef de l’opposition a fait preuve d’une grande solicitude pour la nationalité acadienne. Il (Richard) était convaincu que cette nationalité n’avait pas la représentation mérité dans l’administration des affaires de la province, mais il était au chef de l’opposition qu’il avait foi dans l’esprit de justice du gouvernement actuel, et qu’il accorderait justice à toutes les classes en temps et lieu (applaudissements.) Il dirait à l’hon. monsieur que s’il (Richard) avait le même faible espoir de voir justice rendue à ses compatriotes comme il avait de voir l’opposition arriver au pouvoir, il serait prêt à reléguer cet espoir à ses enfants.

Relativement au 60ème anniversaire de la Reine Victoria, M. Richard, en termes éloquents, a donné une preuve de loyauté des Acadiens. Il a ensuite démontré que l’opposition n’était pas logique ni sincère dans ses accusations d’extravagance lancées contre le gouvernement.
Après avoir donné plusieurs coups à l’attitude changée de l’opposition M. Veniot fit remarquer que tandis que le chef de l’opposition regrettait que le gouvernement n’avait pas donné plus de représentation à la race acadienne dans le cabinet, il (Stockton) n’avait pas osé dire ce que serait le programme de son parti relativement à cette question. Comme à l’ordinaire, le chef de l’opposition se garde bien de ne se commettre sur aucune question importante. M. Veniot tout en disant que le gouvernement n’avait pas donné sa quote part à l’élément français, était prêt à dire qu’il avait une confiance suffisamment grande dans l’esprit de justice du gouvernement pour croire que quand le temps viendra les Acadiens recevront pleine et entière justice.

L’hon. député de Westmorland (Richard) avait, a dit M. Veniot, très bien exprimé le sentiment de loyauté des Acadiens envers Sa Gracieuse Majesté la reine Victoria, au sujet de son 60ème anniversaire. Il ne pouvait qu’ajouter que les Acadiens n’ont jamais eu occasion d’être plus fiers du fait qu’ils sont sujets britanniques, et qu’il était certain que ses compatriotes se joindront avec plaisir aux autres nationalités pour célébrer avec dignité la fête jubilaire de cette mère chrétienne et noble reine. (Applaudissements).

M. Veniot traite ensuite la question des licences à longs termes des terrains du gouvernement. Il critique ensuite les arguments de l’opposition sur l’importation des animaux pur-sang et demande au gouvernement de faire l’importation de bêtes à cornes au moins pour les fermiers de la partie nord de la province.

En terminant M. Veniot attire l’attention du gouvernement sur le mouvement qui se fait dans la province en faveur d’un système de pension pour les instituteurs et institutrices. Il prend la défense de la demande des instituteurs. Il maintient que leur demande mérite autant d’être reconnue que les services du soldat sur le champ de bataille.