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Notre douzième année

Année : 
1897
Mois : 
2
Jour : 
11
Titre de l'article : 
Notre douzième année
Auteur : 
------
Page(s) : 
2
Type d'article : 
Langue : 
Contenu de l'article : 

NOTRE DOUZIEME ANNEE

LE COURRIER DES PROVINCES MARITIMES est entré la semaine dernière dans sa douzième année d’existence. Depuis son premier numé ro bien des événements se sont déroulés, et toujours dans une ligne de plus en plus favorable. Comme tout autre journal établi au milieu d’une population dispersée, le COURRIER a dû rencontrer […] des difficultés dans ses premières années. Il s’est souvent trouvé confronté avec des circonstances adverses, parfois critiques. Il a été soumis à bien des préjugés de différentes natures : préjugés de race, préjugés de religion, préjugés des partis politiques. LE COURRIER ne s’est jamais laissé influencer par l’esprit de vengeance ou de bigoterie. En même temps, il n’a jamais reculé devant les difficultés, et la fidélité de ses premiers abonnés, jointe au zèle de ses nouveaux lecteurs, est le témoignage le plus flatteur que notre chef puisse désirer de sa sincérité et de son dévouement, et de l’appréciation du public de ses labeurs, de ses peines et de ses sacrifices.

Dans ses premières années, le COURRIER était considéré comme un journal indépendant en politique. Mais la démarcation des partis s’étant établie dans ce comté comme ailleurs, le COURRIER est devenu libéral, en conformité avec les convictions et les principes de son directeur M. P. J. Veniot, membre de la Législature Provinciale.

LE COURRIER est devenu l’organe du parti libéral dans le comté de Gloucester. Il est l’organe reconnu du parti libéral dans la province du Nouveau-Brunswick. Il est jusqu’à aujourd’hui le seul journal français libéral de notre province, et sa circulation s’accroit et s’étend dans tous les comtés avec un succès et une rapidité vraiment étonnants.

LE COURRIER continuera à appuyer les principes politiques du parti libéral dans toute la mesure du possible. Et il demande à ses lecteurs qui ne partagent point ses opinions de croire qu’il n’est pas catholique libéral, ce qui est bien difrents. Nous ne demandons notre liberté civile que dans la mesure justifiée de l’enseignement de notre chère Eglise catholique. Nous soutiendrons la politique libérale : politique de retranchement, politique de réforme et de progrès, politique de conciliation, modulée sur le progrès des idées adaptées au développement intellectuel et morale de notre population mixte. Il se fait un honneur de marcher sous l’étendard du grand chef Canadien Français, dont la réputation, les talents et le génie font aujourd’hui l’admiration des diplomates distingués de l’Angleterre, et des hommes publics de notre voisine, la grande république Américaine.